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GENRE DANS LE SECTEUR DE LA SANTÉ AU BENIN

Chers lecteurs, une fois encore bienvenus sur mon blog pour ce nouvel article ! Je vous conduirai cette fois ci dans l’arène d’une longue analyse. Vous en jugerez de sa pertinence et surtout de son brillantissime à la fin du parcours.

Avant tout élocution, définissons d’abord les termes.

Le GENRE, qu’est-ce que c’est ? Nombreuses sont les personnes qui féminisent le genre. NON, le genre n’est pas synonyme de femme, ni de fille, encore moins de sexe.

Par « genre » on entend la construction socioculturelle des rôles masculins et féminins et des rapports entre les hommes et les femmes. 

Alors que « sexe » fait référence aux caractéristiques biologiques, être né(e) homme ou femme, le genre décrit des fonctions sociales assimilées et inculquées culturellement. Le genre est ainsi le résultat des relations de pouvoir présentes dans une société et sa conception est alors dynamique et diffère selon l’évolution du temps, l’environnement, les circonstances particulières et les différences culturelles. undefined

Ceci étant, allons plus loin

L’égalité des sexes, quant à elle, elle est inscrite dans les droits de l’homme, au cœur de la réalisation des Objectifs du Millénium d’autrefois, aux Objectifs de Développement Durables (ODD) d’aujourd’hui. Sans elle, il n’est possible de vaincre ni faim, ni pauvreté, ni maladie. Donner aux femmes un pouvoir égal d’intervention dans les décisions qui influent sur leurs vies, du cercle privé familial à celui des institutions publiques les plus élevées, c’est leur donner la clé de leur autonomie. 

L’égalité des droits, des responsabilités et des chances pour les femmes et les hommes, les filles et les garçons ne signifie pas que les femmes et les hommes doivent devenir identiques, mais que leurs droits, leurs responsabilités et opportunités doivent être établis en fonction de leurs capacités, sans discrimination de genre. L’égalité entre les sexes suppose que les intérêts, les besoins et les priorités des femmes aussi bien que des hommes doivent être pris en considération. 

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Chers lecteurs, vous attendiez sûrement que je développe également l’approche genre et développement…nous en reviendront sûrement…mais rassurez-vous, nous l’aborderons autrement.

CECI est un long propos…bienvenus donc à bord chers lecteurs…PARTIE I de mon analyse.

ANALYSE BUDGETAIRE SENSIBLE AU GENRE DU BUDGET GESTION 2020 DU MINISTERE DE LA SANTE

NOTE INTRODUCTIVE

L’Organisation des Nations Unies s’est engagée depuis 1946 dans la promotion d’un cadre favorable qui génère de façon équitable, des bénéfices aussi bien pour l’homme que pour la femme. L’égalité entre les hommes et les femmes est indissociable de tous les efforts déployés par la communauté internationale en vue d’un développement solidaire et durable

Depuis la conférence de Beijing en 1995, le Bénin a adhéré aux recommandations des conférences africaines et des Nations-Unies par lesquelles l’approche Genre et développement a été reconnue et adoptée par les Etats et les Organisations de développement comme un outil indispensable à la promotion d’un développement équitable et durable.

La vision de la Promotion du Genre au Bénin est formulée comme suit : « A l’horizon 2025, le Bénin est un pays où l’égalité et l’équité favorisent la participation des hommes et des femmes aux prises de décisions, l’accès et le contrôle des ressources productives en vue d’un développement humain durable »

Il est prévu la mise en place des cellules Genre dans chaque ministère et dans leurs services déconcentrés. Ces dernières font le suivi de la mise en œuvre de l’approche genre et suivent l’intégration du genre dans les plans, programmes et projets mis en œuvre dans le Ministère.

La mise en œuvre de la Politique Nationale de Promotion du Genre (PNPG) horizon 2025 est coordonnée par le Conseil National de Promotion de l’égalité et de l’équité du Genre au Bénin. Il prévoit l’institutionnalisation du Genre dans tous les secteurs de Développement du Bénin. Pour s’y conformer, le Ministère de la Santé a élaboré la stratégie d’institutionnalisation du genre au niveau du Ministère dont le diagnostic a révélé plusieurs faiblesses dans l’opérationnalisation de la PNPG.

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Cette note budgétaire sensible au genre du Ministère de la Santé permettra d’analyser le budget 2020 du Ministère sous l’angle genre afin de déterminer les écarts dans les différentes allocations pour un plaidoyer qui répond à la satisfaction de tous bénéficiaires en prenant en compte principalement la réduction des discriminations liées au sexe.

Les résultats de ces analyses permettront de proposer des messages clés pour servir d’éléments de plaidoyer  en vue d’une meilleure prise en compte du genre dans le secteur de la santé en 2021.

Quels sont donc les principaux défis du Bénin dans le secteur de la santé en matière de genre?

Chers lecteurs, accostez-vous, j’y répondrai dans la partie II de cette analyse.

A bientôt.


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CONTRE LES INÉGALITÉS, L’INFORMATION EST UNE ARME

JFAD

Les filles et les garçons reçoivent un enseignement considéré comme identique quel qu’en soit le type de système éducatif, mais qu’en est-il réellement ? Dans la masse et dans le temps, combien d’entre ces filles parviennent-elles à finir leurs études et qui plus est, assorties d’un diplôme ?  L’autre analyse amène à s’apercevoir que, malgré une meilleure réussite des filles à l’école (en termes de durée moyenne des études, de niveau moyen des diplômes, de taux de réussite aux examens), elles sont toujours sous-représentées dans les filières prestigieuses et porteuses d’emploi. Par la suite, les femmes rencontrent plus de difficultés dans leur trajectoire professionnelle : elles sont plus souvent que les hommes confrontées au chômage, aux emplois précaires, au temps partiel contraint et souvent moins bien rémunérées. De toutes ces analyses, je me pose la question de savoir ce qui s’est passé entre temps ! Pourquoi ces inégalités persistent-elles encore au sein d’une société qui clame pourtant son adhésion aux valeurs d’égalité entre les individus ?

Ma plus grande préoccupation est celle-ci : Comment favoriser une véritable éducation à l’égalité ?

JFAD

Vous savez, au prime abord, je voudrais vous livrer chers lecteurs avec amertume, ma profonde déception de cette société qui évolue tel quel, et mieux se détériore. Des témoignages oraux, dans les documents livresques et aujourd’hui je le vois, je le lis et je le constate encore ; C’est décevant de connaître encore ce temps où les rôles, les fonctions, les places, la valeur, les capacités et le pouvoir sont sexués ; cet état de chose qui amène aux discriminations genrées. En vérité, il en sera peut-être ainsi demain… NON il en sera certainement ainsi si les personnes, les pouvoirs et les voix habiletés à nous aider refusent davantage de le faire en continuant à nous miroiter un plausible changement d’ère.

Quels sont les facteurs qui créent et favorisent les inégalités ?

Sur le rôle de la famille…

Alors même qu’ils vivent ensemble, filles et garçons ne sont pas élevés de la même manière. Avant même l’éducation par la parole, les enfants sont socialisés par les postures, les vêtements, les jouets, les couleurs, les espaces structurés. Une différenciation très nette est introduite dans le monde familier de l’enfant qui lui transmet les valeurs et les attentes de son entourage. Tous les éloges, tous les échanges, qu’ils soient explicites ou insinués contribuent à emmener l’enfant vers le rôle sexué lié à son sexe physique. Par exemple, de manière très simple nous connaissons ou avions connues des faits qui sont passés inaperçus mais qui ont changé le cour de notre vie, de nos rêves et de nos décisions. Les parents autorisent plus de dépassement et une limitation dans les déplacements des garçons et des filles, ils font une différence dans les dépenses effectuées sur eux, ils ont tendances à apprécier et interpréter différemment les comportements des enfants « colère » pour les garçons et « caprice » ou « peur » chez les filles, délimitent les possibles pour leur développement et leur choix. A cela s’ajoute l’éternel inégal du partage domestique.

À partir du moment où les enfants se socialisent, même s’ils reçoivent la même éducation, ils se divisent en groupes sexués en se persuadant de ce qu’ils sont meilleurs ou moins meilleures, d’où le dénigrement mutuel entre filles et garçons avant la puberté. L’enfant en quête de signes de différences en termes de représentation sexuée (il souhaite appartenir à un sexe et avoir un rôle en fonction de ce sexe) accepte les stéréotypes sociaux.

Sur le rôle de la pauvreté et de la place traditionnelle des filles et des femmes…

Chez moi ici au pays et ailleurs, dans une situation économique précaire, les parents se sentent obligés d’avoir recours à des pratiques néfastes pour leurs enfants : mariages forcés et précoces, travail infantile, déscolarisation, etc. Dans certaines régions, les filles sont considérées comme un fardeau, ce sont les premières à être victimes de ces inégalités et discriminations, devant leurs frères.

Sur le rôle de l’ignorance des lois et la méconnaissance des droits…

Chez moi ici au pays et dans beaucoup d’autres, il n’est pas rare de voir et de constater un taux très fort de  l’analphabétisme des femmes. Bien évidemment c’est la résultante des faits ayant longtemps et continuent même de jalonnés notre société. A cela s’ajoute, l’illettrisme des populations et le manque d’information de la part des gouvernements qui provoque des lacunes sur la connaissance des lois et des droits humains, des enfants et des filles.

Sur le rôle de la société patriarcale longtemps existée…

L’ordre longtemps fondé sur la paternité. Le patriarcat est un système social dans lequel l’homme, en tant que père, est dépositaire de l’autorité au sein de la famille ou, plus largement, au sein du clan. La perpétuation de cette autorité est fondée sur la descendance par les mâles, la transmission du patronyme et la discrimination sexuelle. Les femmes sont subordonnées à l’homme qui possède l’autorité : le père, le mari ou à défaut le frère.

LES CONSEQUENCES FÂCHEUSES

Les mariages forcés et précoces des filles, les violations et maltraitances, la déscolarisation accrue des filles, la perpétuation du statut inférieur des femmes et de la pauvreté, les grossesses précoces des filles entraînant des risques sur la santé des filles, la marginalisation et la stigmatisation des filles.

QUE FAUT-IL FAIRE ? SCOLARISONS LES FILLES ET EXIGEONS POUR ELLES LA QUALITE

La scolarisation des jeunes filles constitue un élément essentiel de leur accès à l’autonomie économique et de leur émancipation. Elle est en net progrès dans le monde, mais de forts écarts persistent selon les régions. Bien éduquer une fille par sa scolarisation, l’amène elle-même à lutter contre l’inégalité, à participer activement et de manière égalitaire dans la société, à prendre les meilleures décisions qui concernent son corps et son futur, à lutter pour la justice et  des opportunités égalitaires et à se battre pour la  protection contre les violences liées au genre.

JFAD

AUX FILLES L’EGALITE,

C’EST AUJOURD’HUI, C’EST TOUJOURS.

C’EST UN PLAIDOYER MANIFESTE.

A JFAD: NOUS CROYONS A L’EGALITE.